Le post du mardi – Histoire de femmes

J’inaugure et je teste quelque chose qui me tient à coeur.

Une fenêtre sur l’histoire d’une femme, qui, à un moment de l’histoire, de son époque, d’une vie, d’un moment, a changé les choses.

Selon moi, encore trop de discrimination, de violence (physique ou psychologique), de harcèlements, ou tout simplement de différences. Les femmes ne se sentent jamais « assez » : assez bien, belle, bonne (mère, épouse, amante)… Pourquoi ? Pour QUI ? De qui vient cette pression  ? De la société, des hommes, de nous-mêmes ? Pas de courant féministe cachée, juste une histoire de femme le mardi, pour se cultiver, pour se rappeler.

rosalind franklin

Aujourd’hui, je souhaite parle de Rosalind Franklin, cette biologiste moléculaire britannique, qui participa à la découverte de la structure de l’ADN mais dont les découvertes ne lui furent jamais attribuées de son vivant…

Le Point.fr – Publié le 25/07/2013 : C’est en 1951, au King’s College de Londres, « qu’elle applique la diffraction des rayons X à l’étude des matériaux biologiques. Elle réalise plusieurs radiographies aux rayons X de l’ADN, qui seront montrées à son insu à Maurice Wilkins et James Watson. Ces photographies sont déterminantes dans la découverte de la structure à double hélice de l’ADN par James Watson et Francis Crick en 1953. La découverte de la structure de l’ADN permet à Watson, Crick et Wilkins d’obtenir le prix Nobel de médecine en 1962. Malheureusement, la femme par qui tout arriva était décédée quatre ans plus tôt d’un cancer des ovaires, probablement causé par la surexposition aux radiations qu’elle utilisait pour faire ses remarquables clichés aux rayons X. Elle n’a pu partager cette prestigieuse distinction. Les trois découvreurs se sont bien gardés d’associer leur consoeur à leur gloire. Il faut dire que, pur produit à la fois de la haute bourgeoisie juive anglaise, intellectuelle et commerçante, et de l’université de Cambridge, Franklin avait tout pour énerver. Très douée et très brillante, elle avait la rigueur expérimentale chevillée au corps. Dotée d’un solide caractère et d’une honnêteté que rien ne pouvait prendre en défaut, elle préférait conserver dans ses archives ses découvertes et ses clichés plutôt que de se risquer à les communiquer. Elle ruina les recherches entreprises dans le laboratoire concurrent Cavendish à Cambridge par Watson et Cricks, dont elle n’avait pas compris, dans sa rigueur expérimentale, l’empressement à proposer un modèle théorique en trois dimensions de la structure de l’ADN. Elle n’avait alors pas encore saisi que la course à l’une des plus grandes découvertes du siècle était ouverte et qu’elle en détenait des éléments-clés. Ayant fait cause commune, les futurs nobélisés se procurent à l’insu de la jeune femme l’un de ses meilleurs clichés. Armé d’un rapport non publié dans lequel elle formule l’hypothèse de la fameuse structure hélicoïdale de l’ADN, le trio finalise le modèle et tire les marrons du feu grâce à une retentissante publication dans la revue Nature… »

 

Sources :

I am enough community

Harcèlement de rue (mademoiZelle)

Violence femmes info

 

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